PLQ et PLC fragilisés

Les voyants sont au rouge chez les libéraux

Tribune libre

La foudre se déchaîne sur les partis libéraux autant à Québec qu’à Ottawa. À Québec, le Parti libéral (PLQ) de Pablo Rodriguez est embourbé dans la saga de textos alléguant des sommes d’argent qui auraient été versées à des militants dans la course à la chefferie du PLQ tandis qu’à Ottawa, l’entente signée entre la première ministre de l’Alberta, Daniele Smith, et Mike Carney sur un éventuel pipeline passant par la Colombie britannique a été la goutte d’eau qui a conduit à la démission de Steven Guilbeault du cabinet Carney.

La guigne semble s’acharner sur les partis libéraux. D’un côté, le nouveau chef du PLQ donne de plus en plus des signes d’incapacité à gérer la crise se contentant de répéter inlassablement la même rengaine en ce qui a trait à son ignorance des faits reprochés à son amie, Geneviève Hinse, alors que de l’autre, le chef du Parti libéral du Canada (PLC) entrouvre la porte des énergies polluantes au vu et au su de Steven Guilbeault qui n’en pouvait plus d’avaler des couleuvres dans le dossier sur l’environnement.

Sur un autre plan, les deux chefs démontrent des faiblesses et des lacunes dans la gestion des dossiers pointus. Pablo Rodriguez sème de plus en plus de doute sur son potentiel lié à. la gestion de crise entraînant dans les rangs du PLQ la grogne sur son leadership en tant que nouveau chef du parti. Par ailleurs, à Ottawa, l’ex-financier donne l’impression de gérer une entreprise financière plutôt qu’un gouvernement sans être conscient des répercussions politiques de ses décisions sur la tension de plus en plus palpable dans son caucus.

Les voyants sont au rouge chez les libéraux. Et de surcroît, aux yeux de certains analystes politiques, l’ombre de la commission Charbonneau fait resurgir des fantômes d’un passé pas très lointain qui amplifie la grogne au sein de la députation libérale québécoise. Dans toute cette saga, Pablo Rodriguez réussira-t-il à surmonter les écueils laissés en plan par son ex-cheffe parlementaire, Marwah Rizqy? Et quelles seront les retombées internes de la brèche ouverte par Mark Carney liée à l’entente signée avec l’Aberta?

Pensée

« Après que [la Conquête] eût arraché de ce sol la souveraineté inconsolable de la France, les ’Français canadiens’ sont convaincus qu’après le siècle d’oppression qui suivit pour eux la conquête anglaise, un second siècle écoulé sous le système défini par l’Acte de l’Amérique du Nord britannique de 1867 ne leur a pas assuré, dans leur propre pays, la liberté, l’égalité et la fraternité... » Charles de Gaulle


Henri Marineau, Québec



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