Un boulet au pied du PLQ

À combien de prises la députée libérale Julie Boulet aura-t-elle droit avant d’être retirée ?

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Et ce n'est pas le seul !

À combien de prises la députée libérale Julie Boulet aura-t-elle droit avant d’être retirée ?
Prise un. L’ex-ministre des Transports a livré un témoignage gênant à la commission Charbonneau, en jouant le rôle de l’ingénue d’une manière fort peu convaincante. Mme Boulet ignorait que les ministres sous l’ère de Jean Charest devaient récolter 100 000 dollars par année.

Mme Boulet reproche aux médias de ne pas avoir reflété le point de vue des collègues qui appuyaient sa théorie, dont Pierre Moreau. Juste retour d’ascenseur. Lors de la course au leadership du PLQ, Mme Boulet a donné son appui à M. Moreau.
On retiendra surtout que le premier ministre Philippe Couillard a désavoué Mme Boulet en déclarant que tous les ministres connaissaient l’existence de la cible de 100 000 dollars.
Prise deux. Lors de la rentrée parlementaire, la semaine dernière, Julie Boulet brillait par son absence. Besoin de vacances, disait-on. On applaudit à son sens des responsabilités. Imaginez un peu le tollé si les juges, les avocats ou les professeurs décidaient de boycotter leurs propres rentrées pour se reposer un peu plus.
L’absence de Mme Boulet n’a pas empêché la terre de tourner. Au fond, elle n’avait ni la force d’affronter ses collègues ni la sérénité voulue pour répondre à leurs attaques, comme elle en a fait la démonstration lundi — ce qui nous amène à la…
… prise trois. Mme Boulet a servi un doigt d’honneur au critique péquiste en matière d’éthique et d’intégrité, Stéphane Bergeron. La députée de Laviolette s’est excusée, mais… Mais la question était «tendancieuse, vicieuse et blessante», a-t-elle déploré.
M. Bergeron a pourtant posé une question claire, simple et limpide, tout à fait pertinente dans le contexte. Il a demandé au premier ministre Couillard si tout le monde au sein du conseil des ministres connaissait l’objectif de 100 000 dollars à l’époque de Jean Charest.
M. Bergeron a frappé là où ça fait mal, mais il n’a pas livré un coup en bas de la ceinture.
En raison de son témoignage peu convaincant à la commission Charbonneau, Julie Boulet a ouvert la porte à ce genre de questions à la limite de la moquerie.
La députée pourtant expérimentée ne semble pas réaliser qu’elle s’est mise les deux pieds dans les plats. Chose certaine, elle vient de confirmer en peu de temps qu’elle mérite pleinement son nouveau statut de députée d’arrière-banc.
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À propos de Brian Myles
Brian Myles est journaliste au quotidien Le Devoir, où il traite des affaires policières, municipales et judiciaires. Il est présentement affecté à la couverture de la commission Charbonneau. Blogueur à L’actualité depuis 2012, il est également chargé de cours à l’École des médias de l’Université du Québec à Montréal (UQAM). On peut le suivre sur Twitter : @brianmyles.


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