Le sans-gêne des libéraux

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Les libéraux ne font que parler à leur base électorale anglo-allogène


Comme ça, Dominique Anglade croit qu’il faut « élever le débat à l’Assemblée nationale ».


Quand j’ai lu cette déclaration dans Le Journal, avant-hier, j’ai éclaté d’un grand rire sonore. Ça faisait longtemps que je n’avais pas ri comme ça.


Merci, madame Anglade. Vous avez fait ma journée, vraiment.


DU FRONT TOUT LE TOUR DE LA TÊTE


Il me semble que si j’étais un député libéral, je me garderais une petite gêne. Je ferais profil bas, je raserais les murs, j’éviterais de donner des leçons.


A fortiori si j’ai déjà été le bras droit de Philippe Couillard, et que je faisais de beaux sourires à ses côtés pendant qu’il traitait tous ceux qui ne pensaient pas comme lui de racistes et de xénophobes.


Je me dirais que je ne suis vraiment pas bien placé pour me présenter comme « la voix de la raison ».


Mais non. Les libéraux font comme s’ils n’avaient strictement rien à se reprocher.


Les rumeurs de malversations ? L’enquête Mâchurer ? Les accusations portées contre Nathalie Normandeau ? Les ministres à 100 000 $ ? « Un chum, c’est un chum » ? Les propos incendiaires de Philippe Couillard ? La désaffection de la majorité francophone ? La gifle historique des dernières élections ?


Bah, des détails. De vieilles histoires.


Quatre mois après leur cuisante défaite, les libéraux se comportent comme s’ils étaient les Kings de la place.


Toupet au vent, menton fièrement relevé, se pétant les bretelles comme si rien ne s’était passé.


C’est ce qu’on appelle en bon français de l’outrecuidance. « Confiance excessive en soi-même. Désinvolture à l’égard des autres. Impudence. »


LES CULOTTES BAISSÉES


On chuchote que dans son prochain livre (que personne n’a encore lu, soit dit en passant), Jean-François Lisée rendra tout le monde responsable de la déconfiture historique du PQ... sauf lui.


« Du pur Lisée », lance-t-on, un sourire en coin.


Mais que dire de l’attitude des libéraux ?


On dirait un mari infidèle qui se fait pincer les culottes baissées par sa femme et qui, au lieu de se répandre en excuses, la queue entre les deux jambes et l’air contrit, monte sur ses grands chevaux et reproche à son épouse de ne pas lui avoir fait confiance et de l’avoir suivi !


Vous imaginez le culot ? L’aplomb, l’audace ?


Or, c’est exactement ça que les Québécois n’aimaient pas chez les libéraux.


Cette arrogance. Ce manque d’humilité.








Sophie et Richard ne sont pas bons aux fourneaux, mais ils savent cuisiner leurs invités! Invitez-vous à la table de Devine qui vient souper? une série balado originale.





Cette certitude d’être le seul parti à défendre « les bonnes vieilles valeurs humanistes ».


On aurait dit les vieilles cartes géographiques du Moyen Âge : il y avait le Parti libéral du Québec, Terre de la raison et de la modération, au centre de l’univers, et tout autour, les ténèbres avec le serpent de mer péquiste et le dragon caquiste.


Ça ne se prend pas pour de la petite bière.


LE GOUDRON ET LES PLUMES


Les libéraux n’ont pas seulement perdu les élections, le 1er octobre dernier.


Ils ont été sacrés à la porte à coups de pied au derrière.


On voulait n’importe qui, sauf eux.


Alors, un peu d’humilité, s’il vous plaît.


Le temps que les traces de la spectaculaire gifle que vous avez reçue au visage disparaissent...