Le syndrome Radio-Canada

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L'argent des contribuables sert aux folies radio-canadiennes.

Comme l’a écrit Sophie Durocher dans sa chronique avant-hier, Radio-Canada a mandaté le designer Charles Daoud pour élaborer sa propre police de caractères.


Lorsque vous irez sur le site de Radio-Canada, par exemple, les textes que vous lirez seront écrits avec une police de caractère « distinctive ».


Et après ça, les patrons de Radio-Canada disent qu’ils n’ont plus d’argent ! Qu’ils ne savent plus où couper, qu’ils sont rendus à l’os !


LE SUPPORT À BANANES


Te procurer une police de caractère « distinctive » quand tu affirmes être pris à la gorge, c’est comme t’acheter une Lexus quand tu es sur le B.S.


Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais quand t’es rendu à payer pour avoir ta propre police de caractères, c’est que tu nages dans le fric et que tu ne sais plus quoi en faire.


C’est comme un gars qui s’achète un support à bananes en or.


La prochaine fois que j’entendrai un artisan de Radio-Canada pleurer sur le sort de son employeur, je lui écrirai « Bou hou hou » en Helvetica italique 20 points.


Mais ils se prennent pour qui, ces gens ?


Je comprends pourquoi l’ex-journaliste Michaëlle Jean se comporte comme une princesse : elle est allée à la bonne école.


Elle a vu comment agissait son ancien employeur. Quand on roule sur l’argent public, on ne se refuse rien.


Le pire est que les bonzes de Radio-Canada (qui est un organisme public, à ce que je sache — donc, qui est imputable et doit rendre des comptes) refusent de révéler combien cette dépense a coûté !


On se sert de notre carte de crédit pour se payer des trucs inutiles, mais on ne veut pas nous montrer la facture.


Personne dans les bureaux de Radio-Canada n’a tiqué quand le génie derrière cette idée s’est levé pour présenter son projet ? Aucune lumière ne s’est allumée ?


Personne n’a dit : « Hmmm, on vient juste de déchirer notre chemise en dénonçant le triste sort de Radio-Canada, Charles Tisseyre a braillé sur toutes les tribunes, ce n’est peut-être pas le bon timing pour annoncer avec tambour et trompettes une DÉPENSE TOTALEMENT ET SCANDALEUSEMENT INUTILE ? »


L’ÉTAT AUX MAINS BALADEUSES


Tiens, je vais inventer (gratuitement) un nouveau mot : se radiocanadiser.


« Dépenser sans compter l’argent des contribuables. »


« Pauline Marois s’est radiocanadisée en s’achetant des toilettes silencieuses. »


« Michaëlle Jean s’est radiocanadisée en rénovant son luxueux appartement de fonction. »


Je ris, mais ce que vient de faire Radio-Canada est dégueulasse. C’est une utilisation indécente de l’argent public.


Ça montre à quel point les mandarins de l’État sont complètement déconnectés. Ils pigent dans le plat de bonbons à deux mains, ils se gavent, se goinfrent, s’empiffrent, s’en mettent plein les poches, font le party à nos frais et rigolent la bouche pleine.


Les employés de Radio-Canada vont-ils dénoncer leurs patrons sur la place publique ?


Pas sûr.


Ils vont baisser les yeux et garder le silence, pendant que l’organisme pour lequel ils travaillent pelote les contribuables, à la recherche de petite monnaie.


Et c’est comme ça à tous les étages de tous les organismes publics et parapublics.


On devrait partir un nouveau hashtag : #balancetongaspilleur.