M. Duceppe, le Chef du Bloc québécois, Un vrai chef pour un vrai peuple souverain

Il assure la cohésion et la stablilité du mouvement souverainste en renoncant à devenir Premier ministre d’une province.

Élection fédérale 2008 - le BQ en campagne

M. Duceppe,
Félicitations pour votre déclaration que j’appelais de mes voeux.
( La Presse-2008 09 26-Malorie Beauchemin- Duceppe promet d’être de la prochaine campagne )
Nous avons l’assurance maintenant de former un groupe fort, nous avons l’assurance de disposer d’une équipe forte, solide et solidaire, pour nous lancer à l’assaut de la forteresse souveraineté, avec détermination, dans la stabilité et la constance.
Nous savons maintenant que nous sommes dotés d’un tandem de rêve : une cheffe du PQ déterminée, et un leader expérimenté, compétent, désintéressé à Ottawa, qui est là pour faire avancer la cause du peuple souverain du Québec. Le Chef du Bloc est grâce à vous, désormais garant de la stabilité des fondements sur lesquels reposent maintenant le processus menant à la création d’un État émanant nommément et directement du peuple souverain du Québec.
Il n’est plus question de rivalité entre nos élites dirigeantes qui aspireraient de manière opportuniste à occuper les plus hautes fonctions de l’État provincial du Québec. Un exemple de cohésion et de congruence pour tous les souverainistes. Le Bloc québécois n’est maintenant plus un tremplin pour devenir Premier ministre de la province du Québec. On sait maintenant que le Chef du Bloc québécois est là pour servir, et préparer l’avenir du mouvement souverainiste. Un Chef qui n’a plus l’ambition mesquine de prolonger indûment notre appartenance à un État du Canada qui n’émane pas du peuple souverain du Québec et qui prend le risque de couper les ponts. Bien qu’il soit éminemment qualifié pour être Premier ministre d’une Province, il se refuse à le faire. S’il postule aux plus hautes fonctions, ce ne pourra être que dans celles qui comptent vraiment, celles qui procureraient le vrai pouvoir pour le Québec. On sait qu’il est disponible pour servir encore le peuple du Québec, mais dans le seul contexte qui compte. Celui où le Chef du Bloc québécois pourra poser sa candidature aux élections qui donneront le vrai pouvoir d’action à peuple souverain du Québec, « maître chez lui », c’est-à-dire, lorsque ce peuple souverain se décidera à élire le premier Président de la République de l’État du Québec souverain !
Merci.
Luc A.


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1 commentaire

  • Archives de Vigile Répondre

    4 octobre 2008

    M. Duceppe,
    L'éditorial de M. Pratte intitulé « Le phénomène Duceppe » et publié le 4 octobre 2008, vous donne l'occasion de déclarer que vous ne ferez pas le saut au Québec pour répondre à son invitation. Une occasion en or pour déclarer vouloir renoncer à diriger une Province sans pouvoir réels.
    Voilà une belle occasion de dire que vous ne postulerez jamais le poste de Premier ministre d'une province, comme je vous invitais à le faire dans mon texte « M. Duceppe, le Chef du Bloc québécois, Un vrai chef pour un vrai peuple souverain » ci-haut publié dans Vigile.
    Bien que vous soyez éminemment qualifié pour être Premier ministre d’une Province, vous avez une excellente occasion pour déclarer que vous n'en ferez rien. Après avoir songé à cette séduisante hypothèse qui vous ferait devenir Premier ministre du Québec, vous déclarez maintenant et solennellement que si un jour vous postulez aux plus hautes fonctions de l’État du Québec, ce ne pourra être que dans celles qui comptent vraiment, celles qui procureraient le vrai pouvoir pour le Québec. À savoir, lorsque le peuple démocratique et souverain du Québec fondera l'État souverain du Québec ce qui vous permettra d'éventuellement poser votre candidature aux suffrages qui éliront le premier Président de la République du peuple souverain du Québec.
    Une présence souverainiste forte du Bloc à Ottawa, constitue de l'aveu de M. Pratte d'une tribune privilégiée. Son chef peut se tenir à distance, puisqu’il délègue la gouvernance souverainiste à la cheffe du PQ. Le Chef du Bloc québécois joue en fait le rôle d’un Chef d’État, qui, tel le ou la titulaire du poste de Gouverneur(e) général(e), n’a pas à gouverner. Ce qui le prépare fort bien à devenir le Chef de l’État souverain du Québec, Gouverneur général en moins.
    Luc A.
    www.luc-archambault.qc.ca
    PS
    M. Pratte, dans son éditorial intitulé « Le phénomène Duceppe » - Éditorial - La Presse partisane du 4 octobre 2008, prend la mesure de l'échec leur stratégie politique contre le Bloc fondée sur la diffusion partisane de la supposée inutilité du Bloc à Ottawa. Il admet maintenant que l'utilité du Bloc se manifeste dans ce pouvoir que détient son chef, de ne pas avoir à s'exposer au blocage de la situation que ne manquent pas de provoquer les canadianisateurs, quand un Premier ministre souverainiste est en poste au Québec.
    Faudrait savoir ! Le Bloc détient ou pas des avantages à devenir une opposition forte aux visées unilatérales et centralisatrices du Canada ?
    « Le parti fondé par Lucien Bouchard a tellement bien réussi à se définir comme seul défenseur des intérêts du Québec qu’il est devenu périlleux de le critiquer. Quel adversaire, pendant le débat des chefs, aurait osé lancer au chef bloquiste : « Cou’donc, M. Duceppe, vous qui savez comment régler tous les problèmes, vous n’auriez pas le goût de gouverner quelque chose, quelque part, au lieu de critiquer sans cesse ? » »

    Non sans avoir écrit précédemment...
    « Des imprudents donnaient le Bloc pour mort au début de la campagne électorale. C’était sous-estimer les talents exceptionnels de M. Duceppe. C’était aussi oublier à quel point il s’est bâti au fil des ans une tribune privilégiée. N’ayant jamais gouverné, il n’a pas de bilan à défendre ; puisqu’il ne gouvernera jamais, il peut tout promettre et tout critiquer. »

    Pathétique.
    M. Pratte tente encore d'inviter M. Duceppe à faire le saut au Québec. M. Pratte donne plutôt d'excellentes raisons de n'en rien faire et de voter en bloc pour le Bloc à Ottawa... Ce qui consiste à faire en sorte qu’un chef souverainiste n’ait pas à être brûlé comme tous les autres par les manœuvres des canadianisateurs qui font tout pour enfarger le Québec, surtout quand il est dirigé par un souverainiste. Du non-respect de la loi 101, au non-respect des dépenses référendaires via des manifestations « d'Amour infini », jusqu’à la manipulation de ses propres règles immigratoires canadiennes, en passant par des manœuvres illégales commanditaires et les menaces de représailles économiques, politiques et culturelles.
    Une présence souverainiste forte du Bloc à Ottawa, constitue de l'aveu de M. Pratte d'une tribune privilégiée. Son chef peut se tenir à distance, puisqu’il délègue la gouvernance souverainiste au PQ. Le Chef du Bloc québécois joue en fait le rôle d’un Chef d’État, qui, tel le ou la titulaire du poste de Gouverneur(e) général(e), n’a pas à gouverner. Ce qui le prépare fort bien à devenir le Chef de l’État souverain du Québec, Gouverneur général en moins.
    M. Pratte ajoute :
    « Il n’y a qu’un lieu où nous continuons à nous satisfaire du rôle de simples spectateurs : Ottawa. »
    Quel est le problème ?
    Jamais les souverainistes n'ont dit qu'ils prendraient le pouvoir à Ottawa. Quand bien même nous serions observateurs de la fourberie canadienne au lieu de faire semblant d'y jouer un rôle important alors qu'on y sera toujours minoritaires. Autant y être là, observateurs, que faussement titulaire d'un faux pouvoir. Autant jouer ailleurs le rôle d'acteur, là où ça compte, sur les planches, dans les entreprises, et partout ailleurs comme le dit si bien M. Pratte.
    « De nos jours, les gens de chez nous, qu’ils soient entrepreneurs, artistes, chercheurs, relèvent des défis à l’échelle de la planète. Rien n’est à leur épreuve : ils construisent, inventent, prennent des risques, négocient sans complexes avec des Américains, des Chinois, des Russes. »
    Le faux pouvoir auquel nous convie M. Pratte nous empêche justement de négocier dans l'état actuel de l'État du Québec et du Canada, directement et « sans complexes avec des Américains, des Chinois, des Russes. » et tous les autres, la France, l'Allemagne, le Royaume Uni, alors que la souveraineté de l'État du Québec nous ouvrirait les portes du monde, et non pas celles biens restreintes et si peu entrouvertes du Canada, si radin à l'égard de notre reconnaissance, toujours absente de l'Acte qui le fonde, le constitue et le gouverne. Pourquoi M. Duceppe renoncerait à son rêve de devenir Chef de l'État d'un vrai État ? Pourquoi nous faudrait-il être acteur d'un film bas de gamme de demi-mesures, de demi-pouvoirs, ratatinés au seul Canada ?