POURQUOI TRUMP SERA RÉÉLU EN 2020

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« La dérive anti-démocratique des « démocrates » s’accompagne aussi d’une forte radicalisation à gauche sur les questions environnementales, économiques, syndicales et sur la défense exagérée des droits de toutes les minorités. »

Depuis mardi, les démocrates jugent officiellement le président américain coupable d’abus de pouvoir et d’entrave au travail du Congrès. Ils franchissent ainsi une étape importante en vue de la destitution de Donald Trump. La semaine prochaine, la Chambre des représentants devrait se prononcer sur ces accusations. Si la majorité démocrate approuve, ce sera au tour du Sénat, à majorité républicaine, de mettre fin à ce cirque.


Depuis son élection à la présidence, les démocrates se réveillent la nuit pour détester Trump et se rendorment aussitôt pour mieux rêver à son départ.


Remontons dans le temps, au 8 novembre 2016. La gauche américaine est alors complètement sous le choc. Le milliardaire Donald J. Trump vient d’être élu, contre toute attente, 45e président des États-Unis d’Amérique. Aucun sondage ne voyait venir sa victoire dans tous les états-clefs. Tous les éditoriaux des grands quotidiens et magazines appelaient à élire Hillary Clinton.


Je me trouvais ce soir-là à l’hôtel Marriott de Manchester, métropole du « swing state » New Hampshire, au rassemblement des partisans d’Hillary. Tout avait été prévu et pensé pour la victoire d’une première présidente de l’histoire des États-Unis. Comme vous le savez, le scénario ne se déroula pas comme prévu.



DEPUIS SON ÉLECTION À LA PRÉSIDENCE, LES DÉMOCRATES SE RÉVEILLENT LA NUIT POUR DÉTESTER TRUMP ET SE RENDORMENT AUSSITÔT POUR MIEUX RÊVER À SON DÉPART.



Jamais n’ai-je vu des militants aussi estomaqués et même enragés. Plus Trump triomphait en Floride, en OHIO, au Michigan, au Wisconsin et même en Pennsylvanie, plus les visages s’allongeaient autour de moi. Leur cauchemar ultime prenait vie, live, sous leurs yeux. C’était tellement serré au New Hampshire, qu’on a connu le résultat final que le lendemain; mais la victoire de Trump était si magistrale dans les grands états serrés que le petit New Hampshire ne comptait plus.


Ça explique peut-être pourquoi la salle du Marriott restait bien pleine malgré l’heure avancée et la défaite concédée.


Dès qu’une militante démocrate avait vent de ma nationalité canadienne, elle me demandait comment faire pour émigrer au Canada. Et ce n’était pas un cas isolé puisque quelques heures plus tard, le site d’Immigration Canada plantait devant la marée de demandes d’information de la part d’Américains terrifiés.


Spontanément, des manifestations monstres se sont ébranlées dans presque toutes les grandes villes américaines les journées suivantes.


LA GAUCHE NE DÉCOLÈRE PAS


Plus de 1400 jours plus tard, la gauche ne décolère toujours pas. Son dégoût à l’idée de voir Trump habiter à la maison blanche suinte de partout.


Comme si les principes de base de la démocratie américaine venaient de foutre le camp. Comme si l’opinion des bien-pensants du Nord-Est et de la Californie comptait davantage que celui de l’Amérique tranquille.


Imaginons l’inverse une seule seconde: Hillary Clinton élue le 8 novembre 2016. Combien d’Américains sur le site d’Immigration Canada? Combien de manifs contre le choix des urnes? Combien de demandes de destitution?


La réponse à toutes ces questions: ZÉRO.


Pourquoi la démocratie semble aujourd’hui plus supportable à droite qu’à gauche? Pourquoi les démocrates américains n’ont plus de démocrates que le nom?


Ne me sortez surtout pas l’argument qu’Hillary a gagné le vote populaire. À ce compte-là, Andrew Scheer serait aujourd’hui Premier ministre du Canada. Combien de Canadiens contestent le résultat du scrutin d’octobre dernier parce que Justin Trudeau a obtenu moins de suffrages que son principal adversaire?


LES MAUVAIS PERDANTS


Pourquoi les mauvais perdants se trouvent maintenant tous du même côté du spectre politique?


Les menaces de déménagement, les manifestations contre le résultat du vote  ou les tentatives de destitution ne font pourtant que renforcer Donald Trump.


Le message envoyé par les élites gauchistes se résume à: «Pow! Pow! T’es mort ou ben je ne joue plus…» Ben, c’est ça.  Ne jouez plus si vous cessez de croire en la démocratie.


Trump n’a jamais fait partie de l’establishment politique à Washington. Il a beau faire partie de l’élite financière, l’intelligentsia politique le méprise, mais le peuple s’identifie à lui. Et comble de malheur, l’économie se porte plutôt bien sous son leadership, mieux que sous Barack Obama même.


La dérive anti-démocratique des « démocrates » s’accompagne aussi d’une forte radicalisation à gauche sur les questions environnementales, économiques, syndicales et sur la défense exagérée des droits de toutes les minorités. La base militante et certains aspirants à la direction du parti se revendique même du qualificatif de « socialistes ».


Dans ce contexte, l’Américain moyen refuse de se faire usurper son droit de vote. Ce dernier compte autant qu’un universitaire de la Ivy League, un journaliste, un haut-fonctionnaire, un artiste hollywoodien ou tout autre génie subventionné. Le camionneur, la serveuse, l’agent d’immeuble, le petit-commerçant ou la coiffeuse ne font pas beaucoup de bruit et sont peu visibles dans les grands médias, mais ils sont nombreux et ils existent.


Par leur manque de respect envers ces électeurs silencieux, les gauchistes militent, malgré eux, depuis quatre ans, à faire réélire TheDonald.


L’enjeu du 3 novembre 2020 n’est pas uniquement de choisir une direction idéologique, politique ou économique pour les prochaines années. C’est également l’occasion de faire un gros « fuck you » aux bien-pensants qui veulent se donner le droit de décider seuls qui occupera le bureau ovale de la maison blanche.