Encore plus isolée, Martine Ouellet fait des nominations

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Le Bloc s'enfonce dans le dogme référendaire

 La chef du Bloc québécois, Martine Ouellet, a nommé hier deux partisans au sein de sa garde rapprochée, au moment où ses appuis semblaient plus ténus que jamais.


Le professeur à l’Université de Montréal Denis Monière devient son directeur de cabinet alors que l’ex-ministre du Parti québécois Gilbert Paquette est nommé « conseiller spécial ».


Ces deux sympathisants de Mme Ouellet l’avaient déjà publiquement appuyée au plus fort de la crise interne au parti.


Ces nominations surviennent deux jours après l’annonce de la chef du Bloc d’une mise en demeure contre l’émission Médium Large, de Radio-Canada, pour des propos qu’elle a jugés « outrageants ».


Isolée


Cette démarche a déplu à plusieurs militants bloquistes jusqu’à récemment sympathiques à Mme Ouellet, consultés par Le Journal, vendredi. De leur avis, la chef du Bloc est plus isolée que jamais.


« Les appuis à Martine Ouellet se réduisent à une peau de chagrin », a confié un ancien proche conseiller de Mme Ouellet après l’annonce d’une mise en demeure contre Radio-Canada.


À la fin mars, la chef du Bloc a envoyé une mise en demeure analogue à TVA, parce que des panélistes de l’émission


La Joute l’auraient qualifiée de « malhonnête ».


Cette première menace de poursuite avait alors ébranlé les appuis à Martine Ouellet au sein du Bloc et « fortement contribué » à la décision du président du parti, Mario Beaulieu, de prendre ses distances face à elle.


Dans les médias


M. Beaulieu lui aurait déconseillé d’entreprendre des actions en justice contre TVA, confirment des proches. Il a finalement demandé la démission de Mme Ouellet. Des employés du parti ont admis avoir appris dans les médias la récente sortie de leur chef contre Radio-Canada.


La vice-présidente du Bloc, Kédina Fleury-Samson, précise qu’il s’agit d’une « démarche personnelle » de sa chef tout en faisant valoir « qu’il y a un déséquilibre dans le traitement de Mme Ouellet » dans les médias.


Il est attendu que des militants demanderont un vote de confiance au Conseil général du parti, le 29 avril à Drummondville. Un tel vote ne pourrait pas démettre Mme Ouellet de ses fonctions, selon les règles du parti.


Mme Ouellet n’était pas disponible pour une entrevue, vendredi ou hier.