Témoignage de Wilson-Raybould: Trudeau prépare sa riposte avec un genou au sol

Le témoignage dévastateur de son ancienne ministre de la Justice a fait mal

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OTTAWA  |  Ébranlé par le témoignage dévastateur de l’ancienne ministre fédérale de la Justice Jody Wilson-Raybould, l’entourage du premier ministre Justin Trudeau serre les rangs et prépare sa riposte.


En mode gestion de crise, les gros canons des libéraux ont été appelés à la rescousse de leur patron en multipliant les entrevues sur toutes les tribunes, hier. 


Leur message était fort simple : les Canadiens doivent maintenant entendre la version des témoins de l’affaire SNC-Lavalin impliqués par Mme Wilson-Raybould dans son témoignage explosif de mercredi.


« Moi, je suis avocat. Quand j’entends une version, avant de porter jugement, je me dis qu’il faut prendre une pause, et écouter les autres », a déclaré un des nombreux ministres envoyés au bâton, François-Philippe Champagne.



L’ex-bras droit démissionnaire de Justin Trudeau, Gerald Butts, sera un des premiers témoins appelés à la barre. Il a demandé et reçu l’approbation, hier, de témoigner devant le comité de la justice, qui mène actuellement une enquête sur les allégations d’ingérence politique du bureau de M. Trudeau dans l’affaire de la firme d’ingénierie SNC-Lavalin.












Onde de choc


Mme Wilson-Raybould a lâché une bombe, mercredi, en affirmant avoir été la cible de « pressions indues » de la part du premier ministre et de son entourage, qui lui auraient demandé d’intervenir pour éviter un procès à la multinationale montréalaise.


Elle a raconté en détail avoir subi ces pressions de septembre à décembre 2018 de la part de 11 personnes, au cours d’une vingtaine de conversations en personne et par téléphone.


Le témoignage coup-de-poing de Mme Wilson-Raybould a provoqué une onde de choc au sein des troupes libérales. Des députés ont ouvertement souhaité son départ du caucus.



Témoignage de Wilson-Raybould: Trudeau prépare sa riposte avec un genou au sol

Photo Agence QMI, Joël Lemay




« C’est clair qu’il y a un malaise », a admis le député Rémi Massé.


Si les libéraux serrent les rangs, les oppositions, elles, n’ont aucune intention de lâcher le morceau.


Le chef conservateur Andrew Scheer a de nouveau exigé la démission du premier ministre, en plus de demander officiellement à la Gendarmerie royale du Canada d’enquêter de « manière juste et exhaustive sur tout acte criminel potentiel » dans l’affaire SNC-Lavalin.


Un des juristes qui a témoigné au comité, Kenneth Jull, estime qu’il serait étonnant que l’entourage de M. Trudeau puisse être trouvé coupable d’« entraves à la justice » dans cette affaire.