Entrevue de mi-mandat : François Legault confiant pour 2018

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QUÉBEC – Les déboires du gouvernement Couillard donnent confiance à François Legault en vue du scrutin de 2018. En traçant son bilan de mi-mandat, le chef caquiste laisse entendre que la colère gronde dans les rangs libéraux.

Philippe Couillard a notamment déplu à sa base militante en s’affichant contre l’exploitation des hydrocarbures sur l’île d’Anticosti, estime François Legault. «Il y a des gens au Parti libéral, qui sont là depuis toujours, qui me disent en privé ‘on n’en revient pas que notre gouvernement libéral ne veuille même pas explorer pour voir s’il y a du pétrole à Anticosti’, dit-il. C’est comme si Philippe Couillard, en se drapant de vert, vient un peu de perdre l’ADN du Parti libéral.»

Est-ce que ce désaccord pourrait se traduire par le passage de députés libéraux à la CAQ avant les élections de 2018? «On n’est pas rendus là et je ne veux pas créer d’attentes, mais je sais qu’il y a beaucoup d’insatisfaction chez les députés libéraux», glisse François Legault en entrevue.

«Je ne peux pas dire [qu’ils sont] en réflexion, mais des députés libéraux déçus de Philippe Couillard, oui, il y en a quelques-uns», ajoute-t-il avec un sourire.

François Legault avait déjà affirmé que des députés péquistes songeaient à faire le saut à la CAQ. «Il y en avait et il y en a toujours au moins deux qui sont en réflexion», assure le chef caquiste.

«Il y a des péquistes qui pensent que monsieur Péladeau ne sera pas là [en 2018], donc on suit ça de proche», dit-il. Si le chef péquiste quitte, les députés hésitants pourraient faire le saut à la CAQ, croit François Legault.

Jamais d’alliance avec le PQ

Fin mars, un sondage Léger / Le Journal-Le Devoir démontrait qu’une alliance entre le PQ et la CAQ obtiendrait 40% des intentions de vote et délogerait les libéraux aux prochaines élections. Malgré tout, François Legault refuse d’envisager une telle option. «C’est complètement de la fabulation», lance-t-il.

La CAQ a dévoilé sa plateforme nationaliste en novembre dernier. Il s’agit d’un projet «à l’intérieur du Canada», souligne François Legault, alors que le PQ souhaite l’indépendance du Québec.

«Donc, il n’y aura jamais d’alliance, quelle qu’elle soit, avec le Parti québécois», tranche-t-il.

Après avoir connu une année 2015 difficile, le chef caquiste estime maintenant que son parti sera en mesure de mettre fin au «monopole libéral» aux prochaines élections. «Monsieur Couillard n’a pas réussi à poser des gestes forts pour se distinguer de l’époque du régime de Jean Charest, estime-t-il. Donc, tout est en place pour un grand changement en 2018. Et je suis plus confiant que jamais que la CAQ est au bon endroit, au bon moment.»


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