GUERRE CULTURELLE

Le suprémacisme anti-québécois

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Holness veut faire de Montréal une Cité-État hors-Québec


Balarama Holness vient de proposer un référendum pour faire de Montréal une ville bilingue. Autrement dit, il veut soustraire la métropole à la Charte de la langue française. Cette proposition n’est pas sa première en la matière. Holness a déjà soutenu que Montréal pourrait se détacher du reste du Québec s’il votait oui à l’indépendance. C’est un partitionniste. Appelons ça un rejet viscéral du peuple québécois.


Accessoirement, Holness, qui se réclame de l’antiracisme s’est déjà permis de condamner la nomination de Bochra Manaï au poste de responsable de la lutte contre le racisme systémique parce qu’elle n’avait pas la bonne couleur de peau, selon lui. Comment nommer une telle attitude ?






Rejet


Certains verront dans cette proposition partitionniste une forme de délire. Erreur. Elle s’ancre dans une dynamique démographique et sociologique. 


Résumons : Montréal, depuis une trentaine d’années, a connu une révolution démographique, avec la venue d’une immigration massive dépassant largement nos capacités d’intégration. Dans la métropole, l’identité québécoise est devenue une identité parmi d’autres, et certainement pas la plus puissante. 


Bien des nouveaux arrivants ont vite appris à s’identifier comme Montréalais d’abord, comme Canadiens aussi, mais pas vraiment comme Québécois, comme s’il s’agissait d’une identité repoussante ou indésirable. Un peuple montréalais a progressivement pris forme, qui se définit d’abord par son rejet du peuple québécois, qui est symboliquement expulsé de la métropole. 









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Parmi ceux-là, on trouve une mouvance radicale qui veut faire advenir politiquement ce peuple montréalais. Elle rêve pour Montréal au statut de cité-État. À tout le moins, pour elle, Montréal devrait devenir une province à part entière. Dans cette nouvelle entité, on acceptera encore de s’adresser aux francophones en français, dans certains quartiers, à la manière d’un accommodement raisonnable, mais la langue française ne sera plus d’aucune manière la langue commune. En fait, c’est déjà ainsi.


Qu’on me comprenne bien et me pardonne pour cela d’insister : je ne parle pas ici de tous ceux qui se réclament de la « diversité », mais d’une mouvance multiculturaliste radicale qui instrumentalise la référence à la diversité pour rejeter notre peuple en son propre pays. 


Ce discours trouvera un écho toujours plus grand dans les années à venir. Il exprime un vrai mépris pour les Québécois, qu’on présente comme une bande de ploucs, de bouseux, de malpropres, d’intolérants en retard sur la modernité diversitaire. Ce suprémacisme ethnique se dissimule derrière l’étendard de la diversité et de l’inclusion.  


Haine


Plus encore, ce discours cherche à culpabiliser les Québécois francophones en leur expliquant que c’est de leur faute si on ne s’intègre pas à eux. Ils ne sont apparemment pas dignes de ceux qu’ils ont accueillis et à qui ils ont ouvert les bras. 


Il faut regarder la réalité en face : les Québécois sont méprisés chez eux et un candidat à la mairie de Montréal veut même les exproprier de leur métropole, les rejeter politiquement de chez eux. Je ne connais pas de plus grand discours haineux actuellement.












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