Billet — Louis Lapointe

La bataille de Londres

Bonne foi et mauvaise foi

Si l’Histoire révèle des injustices, elle peut aussi contribuer à les réparer!


On peut légitimement penser que si la mauvaise foi du gouvernement fédéral et de la Cour Suprême était avérée, cela pourrait avoir des conséquences sur la validité de la constitution canadienne à sa naissance, c’est-à-dire lors de son rapatriement en 1982, à l'occasion se son exécution, c'est-à-dire lors de son interprétation par la Cour Suprême et lors de son extinction, c'est-à-dire à l’occasion d’éventuels gestes unilatéraux posés par le Québec...

Trudeau et Laskin complices

Embrouillamini constitutionnel

Tous les jugements rendus depuis 1982 s’appuyant sur la Charte n’auraient aucune valeur juridique. C’est tellement gros que personne ne voudra y croire.


Pierre Trudeau aurait triché avec la complicité du juge en chef de la Cour Suprême Bora Laskin pour permettre le rapatriement de la constitution et l’adoption de la Charte canadienne des droits en 1982. De là à dire que tout l’édifice constitutionnel canadien risque de s’effondrer si rien n’est fait pour redresser la situation, il n’y a qu’un pas...

Un tout petit monde !*



Notre première ministre a confié à Lise Bissonnette et John R. Porter, le soin de préparer un projet de loi-cadre sur les universités et à Claude Corbo le chantier sur le Conseil national des universités. Espérons qu’ils aient l’audace de s’entourer de personnes qui auront la vision, l’expertise et le courage nécessaire pour sortir des sentiers battus...

Le problème McGill

Un gouffre financier sans fin pour le Québec.


Si McGill ne jetait pas l’argent des Québécois par les fenêtres en formant des diplômés qui ne rembourseront jamais leurs dettes à la société québécoise, il ne serait jamais venu à l’idée du gouvernement d’augmenter les droits de scolarité des étudiants de toutes les universités de façon aussi dramatique. McGill est le maillon faible du réseau universitaire québécois parce que, contrairement aux autres universités, elle ne fait pas ses frais. Une proportion importante de ses diplômés paieront leurs impôts dans une autre juridiction.

Sans l’imposition d’objectifs précis, le réinvestissement annoncé dans les universités sera un échec!



On se demande bien pourquoi le gouvernement de Pauline Marois adopte aujourd’hui exactement la même stratégie que Lucien Bouchard avait privilégiée pour forcer les universités à améliorer leur performance alors que manifestement cette dernière fût un échec. Comme au début des années 2000, les recteurs ne voudront pas faire le ménage...

Le mépris des contribuables



Comme des millions de contribuables, j’ai reçu lundi une lettre de l’Agence de revenu du Canada m’informant que désormais, pour éviter le gaspillage, je ne recevrai plus de trousses d’impôt et, par conséquent, je devrai m’en procurer une au bureau de poste le plus proche ou en commander une par téléphone. Rien n’annonçait ce changement, aucune consultation, aucune campagne de publicité. Un autre exemple de mépris du gouvernement de Stephen Harper à l'endroit des contribuables.

En marge du cas Jean-François Lisée

Question pour le Sommet sur les universités



Alors qu’on s’apprête à tenir un sommet sur les universités, il serait tout à fait opportun de discuter de la tâche des professeurs et de la double rémunération que plusieurs touchent parmi ceux-ci. Certes, on ne peut pas empêcher un professeur d’université de partager ses connaissances, cependant, ne serait-il pas normal qu’une partie des revenus gagnés à l’extérieur soit versée à l’université, surtout lorsque ces activités sont présentées par le professeur à titre d'éléments de sa tâche...

Aventure avec mon beau-père



Aventure avec mon beau-père, une légende vivante de Rouyn-Noranda...

Juges et avocats

Entre nous



J’ai lu dans le Devoir de ce matin que deux de mes anciens confrères avocats d’Abitibi-Témiscamingue devenus juges seraient l’objet d’une enquête policière parce qu’ils auraient acheté de la cocaïne provenant d’un réseau organisé de trafic de drogue.

Souvenirs de Camil Samson



Notre père, un gérant de caisse populaire, s’est fait battre aux élections de 1970 par Camil Samson. Nous qui l’aimions aveuglément – c’était notre idole - n’avons pas compris qu’un clown sans étude puisse battre notre père, un homme dévoué et instruit. Mais j’ai fini par comprendre. Ce n’est pas le plus intelligent qui gagne la faveur de l’électorat, c’est le plus habile. Celui qui parle la langue du peuple.

Le cas Guy Turcotte

Le paradoxe de Québécor



Le Journal de Montréal et TVA récoltent, non sans bonheur, ce qu’ils sèment. De plus en plus de lecteurs et de téléspectateurs incohérents qui croient légitimement s’indigner devant la bêtise des autres, alors qu’il s’agit de la leur.

L’exemple «André Boisclair»



À l'image d'André Boisclair, serait-il de mise que tout candidat qui souhaite accéder au conseil des ministres, à une haute fonction diplomatique ou à tout autre poste de même nature renonce à sa permanence de fonctionnaire, de professeur d’université ou à son lien d’emploi antérieur, sauf s'il s'agit de continuité d'emploi comme dans le cas de personnel diplomatique ?

Démission de Daniel Breton

Les bonnes mœurs



À l’image de ce gouvernement qui promettait beaucoup et qui recule sur tout, nous assistons à la démission d’un ministre de l'environnement qui aurait pu se démarquer de ses prédécesseurs, mais qui aura été contraint au départ en raison de son passé rebelle. Pouvait-il en être autrement ? Nous le savons tous, un loup n’est pas un chien. Alors que le premier chérit la liberté, le second cherche la sécurité.

Médias, faveurs et relationnistes, un mauvais cocktail!

Y a-t-il un journaliste dans l'avion?

Un système semblable à celui que je dénonce dans mes chroniques.


«Nous, les médias, dans le fond, nous sommes de bonnes grosses poires, soumises et dociles, de la pâte molle et manipulable. Un relationniste nous appelle et nous propose un projet de fou, hautement promotionnel, avec une grosse vedette américaine et on dit oui tout (sic) de suite. On ne pose pas de questions ni de conditions. On saute sur l'occasion comme la misère sur le pauvre monde.» Nathalie Petrowski.

Élections 2012 - Les passes dangereuses

De la coalition indépendantiste à la gouvernance nationale



La division du vote progressiste et indépendantiste aura fait perdre une vingtaine de circonscriptions au Parti québécois à l’occasion de la dernière élection. La majorité dont il aurait eu besoin pour enclencher le processus d’accession à la souveraineté. Le mouvement indépendantiste ( PQ, QS, ON ) ne pourra donc faire bien longtemps encore l’économie d’une coalition des forces en présence assortie d’un pacte de non-agression...

Budget Marceau

Compromis ou compromission ?



Dans l’esprit de plusieurs indépendantistes, de gauche comme de droite, ce budget pourrait être considéré comme un bon compromis s’il préparait à l’indépendance. Par contre, si ce budget ne visait qu’à faire réélire majoritairement un «bon gouvernement» qui mettra le projet indépendantiste sur la glace, il ne faudrait alors pas s’étonner que plusieurs, parmi ceux qui ont voté pour le PQ aux dernières élections, y voient plutôt de la compromission.

Commission Charbonneau

L’argent sale et la question nationale



La corruption est un moindre mal pour les fédéralistes inconditionnels à côté de la terrible menace que constitue le séparatisme québécois. Voilà pourquoi la mafia a utilisé tous les ressorts de cette aversion contre les indépendantistes pour infiltrer les milieux politiques fédéralistes, devenant un indispensable allié dans la lutte contre l’indépendance du Québec.

Sexe, nominations et élections clés en main



Que penser de l’indépendance de ces juges qui auraient participé à des stratagèmes de financement de partis politiques alors qu’ils étaient avocats? Comment ne pas imaginer qu’ils puissent être vulnérables à d’éventuelles pressions politiques ou du milieu interlope? Ajouter à cela un peu de sexe interdit et vous aurez de scabreuses histoires dignes des meilleures séries américaines. Il n’y a pas qu’aux États-Unis où il existe des affaires Petraeus.

Il n’y a pas que la mafia qui fait peur aux honnêtes gens!



Ça commence toujours à peu près de la même façon. Je reçois un courriel ou un téléphone. Mes interlocuteurs me demandent si je suis l’avocat qui a écrit De la nomination des juges ou Repenser le Barreau du Québec, deux articles publiés dans le Devoir en 2006 et en 2007. Je confirme que c’est bien moi. Ils me demandent alors s’ils peuvent me raconter leur histoire... Des histoires d’horreur qui n’existent pas aux yeux du public parce que les médias n'en parlent pas.

L’outrage



C’était dans l’ordre des choses que Gabriel Nadeau-Dubois soit condamné pour outrage au tribunal. Nous vivons dans une société de droit où celui qui choisit de contester ouvertement l’ordre établi doit payer de sa personne un lourd tribut à la société. Il en va tout autrement de ceux qui profitent de la pénombre des officines pour s’adonner à la corruption.

Indépendance des corps policiers

Des questions pour la Commission Charbonneau



Si l’on se fie au témoignage de Gilles Surprenant rendu devant la commission Charbonneau, il semble que le système de corruption dans l’attribution des contrats mis en place par un cartel d’entrepreneurs en construction à la Ville de Montréal avec l’aide de quelques fonctionnaires était un secret de Polichinelle. Si tel était le cas, il a bien dû y avoir des fonctionnaires honnêtes qui ont porté plainte à la police, au SPVM ou à la SQ. Comment se fait-il que ces corps policiers n’aient rien fait avant 2009...

Une société normale



René Lévesque répétait souvent dans ses discours que l’indépendance permettrait au Québec de devenir une société normale. Ce qui induisait tacitement que le Québec demeurerait une société anormale tant qu’il ne serait pas indépendant. Les débats des derniers jours en sont la preuve flagrante.

Conseils à un jeune relationniste

Journalistes sous influence



Pour des raisons bien évidentes, on ne paye jamais un repas au restaurant à un journaliste, on l’invite plutôt à venir communiquer son précieux savoir dans le cadre d’un congrès ou d’un colloque organisé par votre corporation professionnelle se déroulant dans un environnement enchanteur, comme animateur, conférencier ou panéliste. Si, à l’avenir, il souhaite renouveler cette enrichissante expérience, il sera relativement ouvert à tout ce que vous pourriez honnêtement lui demander...

Pour en finir avec l’indépendance

Voilà pourquoi, comme dans l’esprit du matricule 728, tous les coups seront permis pour abattre le gouvernement.


Le discours du matricule 728 au sujet des carrés rouges n’est pas très différent de celui des médias à l’endroit du PQ. Sur le fond, quand ce n’est pas dans la forme, il ressemble étrangement aux propos que tiennent quotidiennement Richard Martineau et plusieurs de ses collègues de Québécor et de la Presse. À l’image du matricule 728 qui s’en est prise à ces artistes qui avaient une bière à la main, les médias ne laisseront aucune chance au gouvernement de Pauline Marois. Tous les prétextes seront bons.

Le risque de la vérité

Si le silence devant un crime jamais résolu ne laisse aucune trace, la vérité est une tache indélébile dans le parcours de celui qui a eu le malheur de l’affirmer.


La corruption est entrée dans nos mœurs, voilà pourquoi nous la tolérons chez nos dirigeants, alors que l’honnêteté est un risque, puisqu’elle peut nous faire perdre le peu que nous possédons...

Hausse d'impôt

Un juste retour des choses

De deux maux, choisir le moindre!


À moins que la première ou la deuxième opposition ne change d’avis - les libéraux et la CAQ - il se pourrait bien que les contribuables moins fortunés du Québec doivent continuer à payer pour cette baisse d’impôt injustement accordée par les libéraux aux plus riches à même le remboursement du déficit fiscal en 2008, alors que ces sommes auraient normalement dû échoir au système de santé au bénéfice de l’ensemble de la population, pas dans la poche des mieux nantis.

Les lecteurs du Journal de Montréal se révoltent

Ils ne veulent pas payer le juste prix pour lire leurs chroniqueurs préférés!


J’avoue avoir été étonné par ce que j’ai lu ce matin sur le site du Journal de Montréal. Pas tant par les chroniques auxquelles nous n'avons plus accès, mais par les commentaires des lecteurs frustrés. Ils se plaignent de ne pas pouvoir lire leurs chroniques préférées sans en payer le prix. Pourtant, ce printemps, ils étaient des centaines à donner des leçons de justice sociale aux étudiants arborant le carré rouge.

Élection du 4 septembre

La peur du vrai changement



Les médias anglophones du Canada ont été particulièrement hargneux au cours de la présente campagne électorale. Si les Québécois avaient déjà peur de la réaction du Canada dans l'éventualité où ils portaient un gouvernement indépendantiste majoritaire au pouvoir, imaginez leur état d'esprit ce matin ? Ils sont probablement nombreux à s’interroger sur les motivations et la facilité avec laquelle un tireur - qu'on dit déjà fou - armé d’un AK-47, a pu s’approcher de leur première ministre élue. Comment les forces de l’ordre - la GRC, le SCRS, la SQ et le SPVM- pourront justifier un tel laxisme...

“J’ai ma pelle”

Une manifestation sur mesure pour Jean Charest à Québec?



Une forte impression de déjà vu m’a envahie hier soir à l’heure du souper. Jean Charest triomphait devant une foule en liesse à Québec. Comment ne pas aussitôt penser au grand Love-in du 27 octobre 1995, trois jours avant la tenue du référendum sur la souveraineté du Québec ? Il est pour le moins étrange qu’une telle manifestation à forte saveur politique ait été organisée à la veille d’une élection générale dans une région qui s’apprête à changer d’allégeance...

Il faut sauver le député Jean-Martin Aussant!



Il n’est pas trop tard pour que Pauline Marois invite ses électeurs de Nicolet-Bécancour à voter utile. L'élection de Jean-Martin Aussant pourrait bien faire la différence entre un oui et un non dans un troisième référendum. Un geste magnanime qui serait aussitôt interprétée comme un véritable appel au ralliement des forces souverainiste dont seuls sont capables les grands chefs d’État. Probablement la meilleure façon de rappeler à tous les indépendantistes qu’il faut voter stratégiquement dans la présente élection dans l'intérêt de la nation.